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 Rue de Paris (Paris)

 
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Donovan Lager

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Dossier de renseignement
Nationalité: Allemagne Allemagne
Don/Rune: Persuasion Mentale
Allégeance: Inconnue

Dim 24 Mai - 17:21

- Alors ? Mon véritable visage ne t'as pas trop effrayé j'espère ?

Un ricanement moqueur m’échappe. Il pense vraiment m’avoir impressionné avec son numéro de caïd ? A côté du plus civilisé de mes anciens amis, il fait aussi peur qu’un chaton en robe de princesse. Eux, ils agissaient sans raison, simplement pour le plaisir de faire du mal. J’ai depuis longtemps arrêté de compter les innocents à qui on a volé les choses auxquelles ils tenaient le plus, leurs bijoux, leurs souvenirs, leurs proches, leur vie. Je me souviens de toutes les fois où je les ai vus tuer des gens qui n’avaient rien fait pour mériter ça, à part se trouver sur leur chemin quand ils s’ennuyaient et cherchaient un jouet pour se distraire. Mais le pire qui me revienne en mémoire, c’est ce que j’ai fait pour qu’ils m’acceptent dans leur groupe de fous. J’ai tenté de refuser, mais j’avais trop besoin qu’ils m’intègrent. Je voulais trop de choses, je voulais trop me sentir nécessaire, et j’ai cédé. Une fois.

Alors un soir, je les ai suivis en boîte. J’ai trop bu, comme je le faisais toujours à cette époque-là, j’ai joué de mon charme pour séduire les filles en manque d’affection qui croisaient ma route et je les laissais comme le garçon indécent et abject que j’étais. J’essaye encore de l’effacer aujourd’hui. Je leur faisais croire qu’elles comptaient et je les ridiculisais sous les rires de mes comparses. C’était si facile, si drôle, et puis je ne me souvenais presque de rien les lendemains.

Mais cette fois, ma proie du soir ne s’est pas laissé faire. Elle n’a rien dit quand je suis parti de la chambre en prétextant aller chercher à boire. Elle n’a rien dit quand je suis avec tous mes compères écroulés de rire. Elle s’est simplement rhabillée aussi vite que possible et est sortie sans un mot. Encore une victoire. On est retournés au bar pour un dernier verre, complètement éméchés et très fier de notre petit jeu.

Pourtant, à la sortie, une silhouette blonde nous attendait. Elle a tenté de m’arrêter, elle m’a giflé, et tout est allé très vite. Les autres riaient toujours à gorge déployée et m’ont tendu un couteau en hurlant des encouragements ignobles. Je me souviens de l’avoir trouvée très belle, cette lame, quand elle était couverte du sang de cette fille. On l’a laissée là, allongée seule sur le trottoir froid, et le lendemain, à mon réveil, je me suis tout rappelé. Je suis retourné là-bas, horrifié par ce que j’avais fait, mais elle n’y était plus. Il restait seulement une tâche rouge métallique par terre, là où elle était tombée quand la pointe de ma lame s’était lentement enfoncée dans son ventre.

La police a simplement jugé qu’elle s’était trouvée au mauvais endroit quand il ne fallait pas et qu’elle avait été la malchanceuse victime d’un règlement de comptes. Je ne sais même pas comment elle s’appelait.

Je me redresse, mes articulations craquent et j’ai mal partout. Il faut que je me reprenne, que je retrouve mon armure, et vite.


- Tu sais, j’ai déjà vu bien pire. Petit joueur, va.

*Ah, beaucoup mieux… Je préfère ça.*

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J'te reconnais pas - Mathieu Johann


Dernière édition par Donovan Lager le Dim 24 Mai - 22:38, édité 1 fois
 
 
Amaryllis Du Corbeau

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Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune: Persuasion Mentale
Allégeance: Inconnue

Dim 24 Mai - 20:06

- Tu sais, j’ai déjà vu bien pire. Petit joueur, va.

Amaryllis pouffa silencieusement. Donovan n'avait pas forcément tort, il avait simplement demandé à un homme de tuer des innocents, il n'avait pas pu pleinement voir son potentiel et qui il était vraiment. Aucune importance, il allait quand même lui montrer un aperçu, histoire de voir quel genre de démon il était.

- Hm, peut être que j'ai en effet vu trop petit pour t'impressionner un peu...Je tâcherai de me rattraper.

Il s'étira les jambes, reposant sa tête en arrière et passa doucement sa langue sur sa lèvre haute.

- Je t'ai dit que mes parents étaient morts...Mais je crois avoir oublié de préciser que sur les deux, j'en ai tué un.

Il ne l'avait avoué à qui que ce soit avec la volonté de ne pas effacer leur mémoire ensuite, Donovan allait être la première personne à connaître son secret et voir à quel point le cœur du blond androgyne pouvait être corrompu.

- ...la vie est vraiment étrange. J'ai tué mon père, il était responsable de l'incendie qui a tué ma mère et ma sœur. Et j'ai savouré chaque seconde. Tu aurais dû voir son regard lorsque je lui ai ordonné de se coller son flingue sur sa tempe, ses yeux révulsés lorsqu'il est tombé et la marre de sang qui a maculé le sol...Mon dieu, un souvenir que je chérirai surement pour longtemps encore...

Il s'était retourné vers Donovan, ses yeux éclairés par une flamme étincelante.

- ...Beaucoup de personnes font de leur mieux pour éviter de sombrer dans les ténèbres, mais depuis que je suis tout petit je me suis dit, pourquoi ne pas plonger et s'amuser ?

Il éclata d'un rire sardonique honnête et franc.

- J'ai toujours aimé regarder les autres souffrir, agoniser, une manière de payer ce que la vie m'avait pris. J'ai tué mon propre père sans même cligner des yeux, et j'ai adoré ça, j'ai jubilé de pouvoir regarder le destin droit dans les yeux et de prendre ma revanche contre lui, j'ai adoré le voir mourir lui,  et ce type dans le bar aussi et faire souffrir tout ceux que j'ai pu croiser dans ma vie... Alors ? Est-ce que je suis toujours un petit joueur ?

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Succession of Witches - Nobuo Uematsu
 
 
Donovan Lager

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Dossier de renseignement
Nationalité: Allemagne Allemagne
Don/Rune: Persuasion Mentale
Allégeance: Inconnue

Dim 24 Mai - 23:49

- J'ai toujours aimé regarder les autres souffrir, agoniser, une manière de payer ce que la vie m'avait pris. J'ai tué mon propre père sans même cligner des yeux, et j'ai adoré ça, j'ai jubilé de pouvoir regarder le destin droit dans les yeux et de prendre ma revanche contre lui, j'ai adoré le voir mourir lui,  et ce type dans le bar aussi et faire souffrir tout ceux que j'ai pu croiser dans ma vie... Alors ? Est-ce que je suis toujours un petit joueur ?

Tuer son père… Et aimer ça. Comment peut-il trouver ça normal ? Je ne le comprends vraiment pas. Je hais mon père, parce qu’il m’a laissé comme un vieux jouet dont on n’a plus envie, parce qu’il fait pleurer ma mère encore aujourd’hui alors qu’il est parti, mais je ne supporterais pas de le savoir mort, surtout par ma faute. Le tuer de mes mains… Il faut vraiment être triste. Tout à coup, le regarde que je porte sur ce garçon change. Je ne vois plus un garçon qui essaye de se donner de faux airs de bad boy, non, je vois un petit garçon perdu sans sa mère, sans sa sœur, torturé par une vengeance qui l’a poussé à tuer son père. S’il a aimé ça, c’est aussi ce qui l’a détruit. Ce qui l’a fait basculer.

Alors je hais cet homme, ce géniteur qui a transformé trop tôt un enfant en homme. Trop tôt, trop vite. Je crois que c’est ce qui fait qu’on se ressemble, quelque part, on est devenus adultes avant le moment voulu.

Quand la lame s’est plantée dans le ventre de cette fille, quand j’ai vu la vie qui s’envolait de ses yeux, je me suis détesté. Le sang était pourtant si beau, mais je n’ai pas « aimé » causer sa mort.

En revanche, le jour où j’ai convaincu Estelle d’avorter, c’est de l’avoir fait agir contre sa volonté qui m’a déplu, mais faire mourir cet enfant, alors qu’il était de moi… C’était jouissif. J’avais obtenu ce que je voulais, j’avais détruit une part de moi. Moins il restait de choses qui me ressemblaient dans ce monde, mieux c’était. Peut-être que mon père a pensé pareil.


- Pas mal… Mais je pense avoir fait mieux. J’ai tué mon enfant.

Je laisse un silence planer.

- J’ai bien vu, tout à l’heure, au bar, quand je t’ai dit que je pensais que ma mère ne m’aimait pas, que ça te perturbait. Je l’ai vu à ton regard. Tu as perdu tes parents, mais ils t’aimaient. Alors que moi, je n’aimais pas cet enfant. Oui, c’est bien possible. Désolé.


C’est drôle, on dirait deux enfants en train de jouer à celui qui aura le dernier mot. Peut-être que c’est la seule part d’enfance qu’il nous reste, à tous les deux.

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J'te reconnais pas - Mathieu Johann
 
 
Amaryllis Du Corbeau

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Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune: Persuasion Mentale
Allégeance: Inconnue

Mer 27 Mai - 20:56

- Pas mal… Mais je pense avoir fait mieux. J’ai tué mon enfant. J’ai bien vu, tout à l’heure, au bar, quand je t’ai dit que je pensais que ma mère ne m’aimait pas, que ça te perturbait. Je l’ai vu à ton regard. Tu as perdu tes parents, mais ils t’aimaient. Alors que moi, je n’aimais pas cet enfant. Oui, c’est bien possible. Désolé.

Amaryllis se retint d'éclater de rire, ses parents l'aimaient ? C'était la meilleure, Donovan pensait le connaître rien qu'en le regardant, mais il était bien loin de la vérité.

- Mes parents m'aimaient ? Mon dieu...C'est mon père qui a provoqué l'incendie qui a tué ma mère et ma sœur, j'avais 9 ans quand elles sont mortes. Il devait certainement éprouver bien autre chose que de l'amour !

Toutefois son compagnon d'infortune avait éveillé sa curiosité, alors comme ça il avait tué son propre enfant ? Et en plus de ça, il avait l'air d'en être fier, le blondinet se mit à sourire malicieusement, ce petit voyage devenait de plus en plus amusant.

- Hm, tu n'es peut être pas si ennuyant que ça finalement ! Les enfants, j'en ai tourmenté pendant tout mon séjour à l'orphelinat, d'autres bon souvenirs...ça a dû être horrible pour l'infortunée mère...

Il ricana une nouvelle fois, Donovan lui avait également confié son secret, et quel secret ! Amaryllis se doutait que ce souvenir devait être son plus grand méfait mais également sa plus grande faiblesse, tout ceci devenait effectivement de plus en plus intéressant, mais aussi excitant, si bien que la plus grande hâte du bel androgyne était que ce fourgon s'arrête enfin, il était pressé de pouvoir retrouver son "ami" mafieux et "s'amuser" encore un peu avec lui.

Il passa doucement sa langue sur sa lèvre haute.


- Il est tard, Maman Donovan doit être folle d'inquiétude de ne pas te voir rentrer...!



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Succession of Witches - Nobuo Uematsu
 
 
Donovan Lager

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Dossier de renseignement
Nationalité: Allemagne Allemagne
Don/Rune: Persuasion Mentale
Allégeance: Inconnue

Lun 29 Juin - 16:57

- Il est tard, Maman Donovan doit être folle d'inquiétude de ne pas te voir rentrer...!

Je baisse les yeux. Je n’y avais pas pensé. Je n’avais pas pensé à ma mère. Comment j’ai pu l’oublier ? Elle doit être complètement affolée, après tout ce que j’ai fait. Elle doit penser que je traîne encore avec mes anciennes fréquentations, les dealers, alcooliques, cambrioleurs et j’en passe… S’ils m’ont laissé mon portable, je peux peut-être l’appeler, lui dire de ne pas s’en faire, que je vais bien.
Je m’assois sur les talons et tâte mes poches. Évidemment, ils m’ont pris mon téléphone.

Ma mère risque de contacter la police, la famille, tout le monde, pour me retrouver. Mais elle ne doit pas savoir pour mes pouvoirs, elle aurait encore plus peur, et jamais elle ne retrouverait confiance en moi.


- Et toi, Amaryllis, si tu n’as plus de famille, d’amis… Tu vis où ? il ne s’ennuie pas un peu, tout seul, le petit baroudeur ?

Cette langue qu’il s’est passé sur la lèvre… Il est vraiment mignon. Les filles doivent lui courir après, et lui il doit les éloigner. Je pense qu’il a peur qu’on l’aime. Ou peur d’aimer. Je ne sais pas.

Le camion prend un virage brusque et je vacille : ma position n’était pas stable. Je me cogne contre la paroi froide en métal. Pour l’impressionner, c’est raté. Je vais le faire rire au lieu de lui faire peur. J’essaye de reprendre contenance mais je ne suis pas dupe.


* Reste plus qu’à espérer qu’il aura au moins la gentillesse de ne pas se moquer devant moi… *

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J'te reconnais pas - Mathieu Johann
 
 
Amaryllis Du Corbeau

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Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune: Persuasion Mentale
Allégeance: Inconnue

Mar 30 Juin - 15:30

- Et toi, Amaryllis, si tu n’as plus de famille, d’amis… Tu vis où ? Il ne s’ennuie pas un peu, tout seul, le petit baroudeur ?

Le véhicule prit un virage plutôt serré, ce qui eut pour effet de faire basculer Donovan en arrière. Amaryllis n'y coupa pas non plus et fut légèrement déstabilisé, même si sa tête ne se cogna pas contre la paroi de métal comme Donovan. Trop occupé à se remettre droit, le blondinet ne pris même pas la peine de rire, il avait l'air préoccupé par la dernière réplique lancé par Amaryllis, peut être que sa mère lui manquait après tout ?

- Je n'ai plus de famille et n'ai jamais eu d'amis, ça ne sert à rien...Je vis dans un appartement que j'ai volé à un couple d'idiots que j'ai fichu dehors, j'ignore où ils sont actuellement...Certainement en train de déambuler sans but dans la rue..

La question de Donovan avait éveillé l'attention du jeune homme, est-ce qu'il s'ennuyait ? Il ne dit rien pendant quelques secondes avant de reprendre.

- Oui je m'ennuis. Je passe mes journées chez moi, ou dans la rue à essayer de contrôler une émotion qui m'échappe sans arrêt ! Mon pouvoir refuse de fonctionner lorsque je veux éveiller cette émotion...

Une teinte d'agacement apparu alors sur son visage, il ne supportait pas ne pas pouvoir faire quelque chose, ce sentiment de frustration mêlé à un énervement soudain, il le ressentait à chaque fois qu'il échouait à imposer un ordre à quelqu'un avec son don. Mais bon, au moins il avait un but, et ce n'était pas une bande de gangsters stupides qui allaient l'empêcher d'accomplir quoi que ce soit.
Il ferma les yeux un instant puis souffla doucement pour soulager son moment de crispation et s'en retourna vers Donovan.

- Une chose est sûre, je ne m’ennuierai pas en buvant les larmes des crétins qui nous ont enfermé ici. Tout le monde fait la même erreur, et jamais personne n'apprend...Ils me sous-estiment...

Il sourit.

- Je suis certain que, contrairement à moi, tu ne t'ennuis pas...On doit avoir rarement le temps de s'ennuyer lorsqu'on essaie de sortir d'une spirale infernale comme la tienne. Entre l'alcool, tes fréquentations et ta mère, je suis sûr que ça fait longtemps que tu n'as pas dû t'ennuyer.

Amaryllis en vint ensuite à se poser la question fatidique.

- Qu'est ce que tu veux exactement ?  

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Succession of Witches - Nobuo Uematsu
 
 
Donovan Lager

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Nationalité: Allemagne Allemagne
Don/Rune: Persuasion Mentale
Allégeance: Inconnue

Sam 11 Juil - 17:31

- Qu'est ce que tu veux exactement ?

Au moins, il est direct, celui-là. J’aime ça.

Je ne sais même plus ce que je veux vraiment. Si je préfère être accepté par mon père, admiré par mon grand-père ou cru par ma mère. Peut-être que je veux juste qu’ils m’aiment tous. Ou que quelqu’un m’aime. N’importe qui. Je crois que tout ce qu’il me faudrait, c’est quelqu’un qui me connaisse, qui me fasse confiance en sachant toutes mes erreurs, qui m’aime et qui réussisse à me donner l’impression d’être important. Aux yeux d’une personne au monde, juste une.

Mais qui voudrait d’un alcoolique aux pouvoirs douteux, qui peut vous convaincre de réaliser ses moindres désirs contre votre gré ? Un coléreux distant qui n’admettra jamais avoir eu tort, qui déteste trouver plus fort que soi, qui se fait enlever par des hommes armés pour des raisons obscures…

Je n’ai rien pour moi… Pas étonnant que je sois si seul, au fond. C’est peut-être pour ça que le destin m’a fait croiser sa route, à ce grand blond. Pour qu’on soit seuls à deux. Ou pour qu’on s’étripe avant la fin du trajet…

J'ai l'impression qu'on ferait mieux de me sortir vite fait de ce camion, ça commence à me donner des idées noires.


- Eh bien… On va dire que je veux trouver « mon autre moitié », comme diraient les fleurs bleues à deux balles. Mais, tu sais, juste avant, tu m’as parlé d’une chose que tu essayais de déclencher avec tes pouvoirs, mais que tu n’y arrivais jamais… C’est quoi ? Tu pourrais peut-être essayer sans les pouvoirs, non ?

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J'te reconnais pas - Mathieu Johann
 
 
Amaryllis Du Corbeau

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Don/Rune: Persuasion Mentale
Allégeance: Inconnue

Dim 12 Juil - 21:35

- Eh bien… On va dire que je veux trouver « mon autre moitié », comme diraient les fleurs bleues à deux balles. Mais, tu sais, juste avant, tu m’as parlé d’une chose que tu essayais de déclencher avec tes pouvoirs, mais que tu n’y arrivais jamais… C’est quoi ? Tu pourrais peut-être essayer sans les pouvoirs, non ?

Alors comme ça il était à la recherche d'une sorte d'âme sœur ? Amaryllis n'avait entendu parler de ce genre de choses que dans les livres et les contes, il n'y croyait pas, il en vint à penser qu'il ne devait pas en avoir, son cœur étant beaucoup trop noirci, il était peu probable qu'un autre le soit de la même manière...C'était un but plutôt louable que poursuivait là Donovan.
La seconde interrogation de son interlocuteur fit échapper un petit rire au corbeau, essayer d'obtenir ce qu'il désirait sans ses pouvoirs ? La vie n'était pas un conte de fée, personne ne pouvait provoquer cela comme il le souhaitait !


- Je souhaite utiliser mon pouvoir pour me donner la famille que je n'ai jamais eu et que je mérite. Utiliser mon pouvoir pour éveiller le sentiment d'amour, le plus puissant et le plus complexe de tous...Mais j'y arriverai, un jour. Pourquoi me priver d'un tel atout ?

Ne pas utiliser son pouvoir pour obtenir ce qu'il désirait lui paraissait inconcevable, pouvoir contrôler les agissements des autres, qui serait assez stupide pour ne pas profiter d'une telle carte ? Il se mit à ricaner.

- Je détruirai quiconque se mettra en travers de ma route, et je profiterai chaque seconde de leurs cris stridents.

En parlant de ça, il s'impatientait, cette cavale infernale et rocambolesque n'en finirait donc jamais ? Est-ce que cet ours qui avait osé le toucher finirait par ouvrir les portes du van pour les faire descendre et leur dire ce qu'ils faisaient ici ? Ça semblait surréaliste, il avait l'impression d'être assis là depuis une éternité, et il souhaitait que cette éternité s'achève.

- Tu n'as jamais essayé d'éveiller un sentiment amoureux chez quelqu'un avec ton pouvoir je suppose..?

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Succession of Witches - Nobuo Uematsu
 
 
Donovan Lager

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Nationalité: Allemagne Allemagne
Don/Rune: Persuasion Mentale
Allégeance: Inconnue

Dim 2 Aoû - 14:26

- Tu n'as jamais essayé d'éveiller un sentiment amoureux chez quelqu'un avec ton pouvoir je suppose..?

- Bien sûr que non. Je ne pense pas que j’en aie besoin. Si jamais quelqu’un m’aime, je veux qu’il m’aime de son plein gré, et pas parce qu’une force étrange et absurde l’y a poussé. Je veux bien reconnaître que je ne suis pas le gendre parfait, mais… Peut-être que je finirai par trouver quelqu’un d’un peu comme moi.

*Après tout, tu es tout de même pas mal. Ouais, mieux que pas mal. Tu es canon, Donovan, c’est compris ?*

Il se faisait de la peine à lui-même. Essayer de se convaincre comme ça… Pathétique. Mais tout le monde devait penser qu’il s’aimait, qu’il savait à quel point il était merveilleux. Sinon, personne ne s’intéresserait à lui.

Il devait garder son personnage, au moins devant Amaryllis, car il savait que s’il n’y arrivait pas, il se ferait bouffer plus vite qu’une gazelle au milieu d’un troupeau de lionnes affamées.


- Avoue tout de même que quelqu’un qui me ressemble est forcément quelqu’un de bien, n’est-ce pas ?

Il adopta un sourire charmeur et remit ses mèches brunes en place comme à son habitude.

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J'te reconnais pas - Mathieu Johann
 
 
Amaryllis Du Corbeau

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Nationalité: France France
Don/Rune: Persuasion Mentale
Allégeance: Inconnue

Mar 4 Aoû - 15:18

- Bien sûr que non. Je ne pense pas que j’en aie besoin. Si jamais quelqu’un m’aime, je veux qu’il m’aime de son plein gré, et pas parce qu’une force étrange et absurde l’y a poussé. Je veux bien reconnaître que je ne suis pas le gendre parfait, mais… Peut-être que je finirai par trouver quelqu’un d’un peu comme moi.

Quel étrange raisonnement, pensa Amaryllis. A quoi servait ce don à Donovan s'il préférait éveiller les émotions chez les autres de manière naturelle ? Il s'était retrouvé avec un pouvoir qu'il ne préférait donc pas utiliser ? Quelle idiotie...bénéficier d'une telle capacité et ne pas l'apprécier ? Amaryllis ne comprenait pas. Il avait déjà essayé, lorsqu'il était enfant, de se faire aimer des gens qui venaient à l'orphelinat, mais jamais personne n'avait voulu de lui, il n'était pas assez jeune pour attirer la compassion des parents et personne n'avait jamais voulu de lui. Il saurait se montrer patient à ce sujet, il aura ce qu'il désire, il en était sûr.
"Peut-être que je finirai par trouver quelqu’un d’un peu comme moi. ", qu'est ce que ça voulait dire ? Amaryllis n'avait que faire des papillonnages romantiques de série B tout justes bon à alimenter les romans ou les contes, il n'avait utilisé son pouvoir que pour exciter les passions et déchaîner les désirs, parfois, pour s'amuser, mais rien d'autre. Ça ne l'intéressait pas vraiment, du moins pas encore.

- Avoue tout de même que quelqu’un qui me ressemble est forcément quelqu’un de bien, n’est-ce pas ?

Donovan lui souriait, un peu comme un séducteur qui ferait apparaître sa dentition parfaite pour aveugler la personne qui fait battre son cœur. Face à lui, Amaryllis continuait à le fixer de ses yeux noirs, luisants comme le plumage d'un corbeau.

- Si tuer son enfant est propre des gens biens alors je suppose que oui, tu dois être quelqu'un de bien.

Il émit ensuite un petit ricanement à peine audible, se mettant à sourire.

- Après tout ce que nous avons fait, je doute qu'on soit un jour des "gens biens". En ce qui me concerne j'en ai rien à faire, mais toi...?

Il se redressa, passant également une mains dans ses cheveux d'or, battant légèrement des cils.

- Mais, si tu veux mon avis, je trouve le méchant Donovan beaucoup plus intriguant et attirant que le gentil, celui là est plus ennuyant et n'est pas amusant.

Il reprit alors son air sérieux, s'appuyant contre la paroi de métal du fourgon dont le moteur vrombissait toujours, à l'avant.

- Si tu veux rester et jouer avec moi, j'espère que tu connais les règles, et qu'être méchant ne te fais pas peur...?

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Succession of Witches - Nobuo Uematsu
 
 
Lui
Maître du Jeu
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Mer 5 Aoû - 1:30

Vous n'avez le temps de finir votre conversation que le camion s'arrête brusquement. Après quelques secondes de latence, la porte du fourgon s'ouvre, et vous n'avez le temps de réagir qu'on vous enfourne la tête dans un sac de tissu noir.


Vous entendez toutefois le bruit d'un avion qui atterrit. Vous percevez également un voix jusque là inconnue qui remercie Owen Bromanson pour sa collaboration. Vous comprenez qu'il lui verse de l'argent.


Il y a ensuite de l'agitation autour de vous, puis vous sentez qu'on vous plante une aiguille dans l'épaule. Vos sens vous quittent, et vous tombez dans les vapes, drogué, endormi.
 
 
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