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 Eglise Sainte-Flamme (Paris)

 
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Jeu 19 Fév - 23:35

La bâtisse d'origine, datant du huitième siècle, fut incendiée pas moins de huit fois. La dernière fois fut pendant les émeutes de la révolution. Mais les deux grandes tours qui la flanquent demeurèrent intactes à chaque fois. On la renomma Église Sainte-Flamme en 1796, à la fin des derniers travaux de restauration.

 
 
Liam O'Connor

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Ven 20 Fév - 3:04

Je me les caille... Bordel, je me les caille. Heureusement que le jour se lève bientôt, parce que mon "appart' " est pas exactement ce qu'il y a de mieux isolé. J'ai beau eut faire des efforts de rénovation, un clocher, c'est pas prévu pour être habité... Enfin, pas le mien, en tous cas.

Je m'arrête sur le parvis de l'église. C'est un édifice de pierre, pas bien grand. Une église de quartier. Mais les deux tours qui encadrent la grande porte sont plutôt impressionnantes. Au moins trente mètres de haut chacune. En grosses pierres de taille, qui devaient être claires à l'origine, mais les siècles et les intempéries les ont passablement noircies. La tour à ma droite est coiffée d'un petit clocher tout ce qu'il y a de plus classique. Mais celle de gauche, elle, contient les rouages et mécanismes d'une énorme horloge. C'est plutôt original, pour une église. Elle a été rajoutée durant les travaux qui ont suivit le dernier feu qui a ravagé l'endroit. Si vous voulez mon avis, tout ça aurait bien besoin d'un peu d'entretien. Mais l'endroit est très peu fréquenté, et plus ou moins laissé aux seuls bons soins du seul ecclésiaste qui l'occupe. Et c'est tant mieux pour moi, puisque j'aime ma tranquillité.

Je raffermis ma prise sur le paquet enveloppé de papier craft sous mon bras, et entame la montée des marches. Le perron est en effet surélevé de cinq degrés. Ça aurait tout de même beaucoup plus de gueule à Cannes... Je pousse la porte et jette un œil à l'intérieur. J'arrive immédiatement dans la grande salle. C'est un petit temple, avec à peine une dizaine de bancs à ma gauche et à ma droite, avant d'arriver à l'autel. Celui-ci est surélevé par un estrade. Derrière, une grande fresque sur une quelconque scène religieuse. J'espère que je n'offense personne, mais je ne suis pas vraiment croyant, du coup ça ne m'intéresse pas beaucoup... Enfin, j'en ai rien à carrer, quoi. Bref, c'est une église tout ce qu'il y a de plus banale, avec des sculptures ici et là, des peintures un peu partout, un plafond en arc-boutants – je ne suis pas non plus féru d'architecture ; quelqu'un veut s'en plaindre aussi ? - de l'art sous plusieurs formes pour témoigner de la culture et de la richesse de l’Église. De la merde, tout ça. Pas un un seul truc créé avec un tant soi peu de talent.

Au fond, une petite porte donne sur le bureau du prêtre de l'endroit. Enfin je crois que c'est un bureau. Enfin, ça doit être la pièce où les prêtres font leurs trucs de prêtres qu'ils ne font pas devant les gens qui viennent voir des prêtres. Hum... Tout de suite sur ma droite, une autre donne sur la tour au clocher. C'est là que se trouve l'appartement d'Ernesto – le Padre – ainsi que l'accès au saint tocsin. On peut clairement voir que le bâtiment plus récent a été construit autour des deux tours. La pierre n'a rien à voir. Leur taille disproportionnée par rapport au reste de l’Église laisse penser que la construction originale devait être beaucoup plus imposante. A gauche, vous devinerez facilement qu'il y a une nouvelle petite porte qui mène à la tour de l'horloge. Avant de m'y diriger, je lance un dernier regard vers la chapelle.


-Aucun signe du Padre, je marmonne en bâillant. 'Doit pas encore être levé.

Je me gratte machinalement la barbe en passant la porte de gauche. Je tombe sur un espace d'une quarantaine de mètres carrés, où se trouvent une machine à laver, un étendage sur lequel sèchent quelques vêtements de votre serviteur, et un congélateur. L'immense majorité de l'espace est empli d'un véritable fouillis de vieilleries rouillées dont je vous épargnerai la description. Tout un fatras accumulé au fil des décades par les précédents propriétaires des lieux, abandonné après leur départ. A ma droite, un sombre escalier descend sous le niveau du sol, et mène à une grosse porte de pierre. La crypte. Au fond, un colimaçon de bois grimpe haut, très haut. Le premier étage est à une vingtaine de mètres du sol. J'ai beaucoup rit, en observant les ouvriers qui ont fait les rénovations grimper pour mieux descendre. Personnellement, j'ai un moyen bien plus efficace.

Un battement des paupières, et je suis chez moi. J'ai installé une trappe de bois épaisse au sommet de l'escalier. Une bonne grosse serrure empêche de l'ouvrir sans la clé en ma possession. Puisque je n'ai pas besoin de l'emprunter, autant éviter qu'un importun vienne faire un tour en pensant visiter l'église. Il suffit de voir où je vis pour comprendre que le type qui a bâtit cette tour n'a jamais eut la foutue idée que quelqu'un voudrait y vivre. C'est une pièce unique, des même dimensions que la salle qu'elle survole. J'ai entièrement fait refaire le parquet, qui menaçait de s'effondrer. J'y ait fait installer l'électricité, et l'eau courante. En plus d'une douche à l'italienne. Bon, dans une grande pièce sans murs comme ça, c'est pas très intime. Mais comme je vis seul, je m'en tamponne les  genoux avec une palourde. Dans un des coins, un carré cuisine a été aménagé, entouré d'un bar. Au centre de la pièce, un canapé d'angle regarde vers un mur où est accroché l'écran plat. Entre la télé et le bar, des étagères surchargées de bouquins. Une intelligence comme la mienne, ça s'entretient...

Mais le plus intéressant est au fond. Un estrade permet l'accès aux rouages de l'horloge. A l'époque, ça devait faire un sacré boucan. Aujourd'hui, tout est électrique, mais on les a laissé là. Pour le souvenir, j'imagine. Personnellement, je les aurait bien envoyé à la ferraille. Ils gâchent une partie de la vue. Parce que oui, l'horloge est intégralement de verre. Votre serviteur dispose donc d'une superbe vue sur la capitale. Mais d'aucun volet. Et être réveillé par le soleil à six heures du matin, ça vous fait oublier la beauté du paysage... Parce que c'est sur cet estrade qu'est installé mon lit. Enfin, je me suis habitué. Bon, c'est pas pratique. C'est mal isolé. C'est tellement vieux que ça pourrait s'écrouler n'importe quand sans choquer personne. Et en plus, ce radin de prêtre me prend un loyer beaucoup trop élevé. En résumé, c'est loin d'être l'endroit rêvé ou vivre. Mais quand même... Avouez... Ça a une putain de gueule !


Je bâille à nouveau, à m'en décrocher la mâchoire. Il est temps d'aller se coucher. Je pose le paquet sur mon lit et me déshabille en titubant et manquant de m'emmêler les pieds dans mon propre jean. Mais en titubant avec grâce, évidemment. Finalement, je m'assoit sur la couette, et prend le colis à nouveau. J'hésite un instant, puis écarte une ouverture sur l'un des bords. Délicatement, avec mille précautions, je retire le tableau de l'enveloppe. Un sourire illumine le superbe visage de votre serviteur.

-Monsieur Rossetti, vous aviez un Sacré talent.

Oui, je sais, j'ai beaucoup d'humour. Mais il est plus que temps de dormir. Je range donc le tableau dans son paquet. Je le mettrai avec les autres demain. Style, et élégance. Voilà les maîtres mots pour me décrire, même lorsque je m'endors. Et si par hasard il devait m'arriver de ronfler, ce serait toujours avec autant de style et d'élégance.

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Lui
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Sam 21 Fév - 20:23

Vous décidez d'allumer la télévision pour vous détendre. En zappant, vous constaterez que votre vol fait grand bruit : le flash sur BFM TV y est consacré.
 
 
Liam O'Connor

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Dim 22 Fév - 6:31

La Grande aiguille avance d'une minute. Se faisant, l'ombre qu'elle projetait se décale. Et irrémédiablement, la lumière du jour frappe mes délicates paupières. J'ouvre lentement les yeux, décide qu'il est bien trop tôt sans avoir vérifié, me retourne de l'autre coté, et me rendors.

Trois heures plus tard, c'est un sms du père Ernesto qui me réveille. Il va faire des courses. J'en profite pour vérifier l'heure et me rends compte que l'après-midi est déjà bien avancé. Pas grave, ça valait le coup. Je me redresse et m'étire en décrochant un bâillement digne d'un âne... Hum... D'un étalon. Sans prendre la peine de me rhabiller, je me dirige immédiatement vers la cuisine pour me faire un café. C'est pas écologique, mais quand même putain de pratique, les capsules de Georges. Une fois prêt, j'y verse une goutte de Whysky. Je ne suis pas à moitié irlandais pour rien. Finalement, avec grâce et classe, je me vautre sur le canapé, et allume la télé. Et là, je fais ce que chaque homme fait l'après-midi devant la télé. Je zappe.


-Non. Non. Peut-être... Non. Heuuuuu... non. Nope. Sûrement pas. Putain. Fuck. Ta mère. Va crever.

Bordel ! Mais avec les putains de millions qu'ils se mettent dans les fouilles en télévision, on pourrait croire qu'ils seraient capables de créer un programme un minimum intér... Ho ! Attendez ! C'était quoi ça ?

-Flash spécial ! Hier soir, au musée du Louvres...

Une présentatrice, rêvant sans doute de présenter un divertissement plutôt que les infos dont tout le monde se fout en plein milieu de l'après-midi, entame le scoop de sa carrière. Un cambriolage a eut lieu la nuit dernière, dans le musée le plus célèbre de France. Un sourire carnassier étire mes lèvres.

-Alors, je m'amuse, vous avez trouvé quoi ?

Sans doute vont-ils vanter les mérites de l'incroyable voleur, dont personne n'a repéré la moindre trace, entré et sortit sans la moindre effraction, et qui n'a déclenché qu'une ou deux petites alarmes de rien du tout. Et encore, elles étaient sacrément bien planquées. Même Arsène Lupin se serait fait avoir. C'est pas comme si ils avaient pu voir mon visage, ou trouver des empruntes. Je suis bien trop doué pour ça. Et puis de toute façon, j'ai le tableau, pas eux, donc merde.

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Dernière édition par Liam O'Connor le Dim 22 Fév - 14:23, édité 1 fois
 
 
Lui
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Mar 24 Fév - 16:51

Vous avez vu juste.
La presse est fascinée par ce cambriolage, qui a eu lieu de la plus mystérieuses des façons. La journaliste insiste sur la discrétion extrême du ou des malfaiteurs.
L'émission se poursuit avec l'interview d'une responsable du musée, mais vous êtes interrompus alors que quelqu'un frappe à la trappe d'entrée de votre loft d'église.
 
 
Liam O'Connor

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Mer 25 Fév - 1:02

Je l'ai toujours dit ! Cette journaliste est une pro ! Quel talent. Quel œil ! Elle sait déceler le talent. Si vous voulez mon avis, dans pas longtemps, elle fera le vingt heures sur TF1.

-Tiens... C'est qui, celle là ?

Une responsable du musée, apparemment, est mise en avant. Son avis d'experte est demandé. J'ai hâte d'entendre ce qu'elle a dire sur le brio avec lequel un certain cambrioleur l'a dévalisée. 'Faut dire que je n'en suis pas à mon coup d'essai. Mais c'est la première fois que je m'attaque à si gros. Il va falloir que je me fasse discret pendant un temps. Trop de vols aussi ambitieux, réalisés par un maître tel que votre serviteur, et on finira par réellement croire à l'existence de l’Épine. Il va falloir attendre un peu avant de revendre le tableau également. A moins que je ne le garde pour ma collection... Bah, après tout, j'ai encore de quoi venir, je ne suis pas obligé de...

* Pom !* * Pom !* * Pom !*
 
Trois bruits sourds. Quelqu'un frappe sous la trappe. Étrange. Le Padre est sorti faire des courses. Et même lui ne me rend pas souvent visite. Bon, ne vous méprenez pas. Je ne suis pas du genre asocial. Même si j'admets volontiers être plutôt un solitaire. Mais personne ne vient jamais chez moi. Je me suis assez donné de mal pour trouver un coin tranquille, c'est pas pour que ça devienne la foire aux moulins. Enfin... Vous m'avez comprit. Le peu de personnes que je côtoie, je le fait à l'extérieur. Je ne vois donc pas qui ça peut être. Et je n'aime pas du tout ça. Sur le qui-vive, je me redresse et réfléchis à toute vitesse.

Que faire ? Feindre qu'il n'y ait personne ? Impossible, avec le bruit de la télé. En plus, la personne qui monte ce putain de colimaçon doit savoir ce qu'elle trouvera en haut. Ou au moins en avoir une idée. L'inviter à entrer ? Avec le tableau sous le lit, sûrement pas. Non, le plus simple reste la vérité, je pense.

-Cette partie de l'église est interdite au public, j'annonce sur le ton du type qu'on emmerde en plein travail.

Simple, efficace. Qu'ils croient ce qu'ils veulent. Je passe me prendre un coca dans le frigo, et m'affale de nouveau sur le canapé, les pieds sur la table. Donc, qu'est-ce qu'elle a à dire, l'experte du musée ?

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Lui
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Jeu 26 Fév - 14:35

Les coups cessent, puis plus rien.


Votre attention a été captée, et vous avez raté le flash info. Il est toutefois annoncé qu'une conférence de presse officielle sera organisée sous peu.

Le JT continue avec cette folle histoire : un terroriste américain ayant fait sauter un temple en Egypte se serait échapper de l'hôpital où il recevait des soins.
 
 
Liam O'Connor

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Jeu 26 Fév - 19:10

Il insiste pas ? Bizarre... Pas même un "Siouplait m'sieur j'aimerai bien voir l'horloge" ? Ou un "Police !" ? Pourtant quelqu'un qui grimpe si haut doit avoir une bonne raison... Je me demande... Oh putain ! A cause de ce con, j'ai tout loupé ! Mais qu'est-ce que j'en ai à foutre des terroristes américains ? Et depuis quand c'est les américains, les terroristes ? Décidément, rien ne va comme il faut, ce matin...

Je finis rapidement mon coca et me lève enfin. Je m'habille rapidement, et attrape la toile sous le lit. Il est plus que temps d'aller la mettre en sécurité. J'ai un mauvais pressentiment sur cette journée. Je peut toujours me dépêcher d'aller au Louvres ensuite, pour assister à la conférence de presse qu'ils ont annoncée. Oui je sais, le cliché du malfaiteur qui revient sur les lieux du crime, bla bla bla... Je vous demande, moi, si votre sœur aime le pot-au-feu? Bref. Je suis sur le point de me téléporter dans la remise, à l'étage en dessous, lorsque mon mauvais pressentiment se précise.


-Attends... Et si monsieur mystère m'attendait en bas ?

Une seule façon de le savoir. Pour le moment, je remets le tableau sous le lit. Un instant plus tard, me voilà un étage plus bas, accroupi sous l'étendage, abrité de la vue des autres par mes vêtements. Je jette un œil rapide autour de moi, en commençant par le colimaçon, et inspecte entièrement la pièce.

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Lui
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Mar 3 Mar - 13:11

Pas de Monsieur mystère, non.

Mais alors que vous faîtes volte-face pour sortir, votre pied glisse sur une petite forme blanche, posée à terre, et vous chutez lourdement (vous avez mal).

Alors que vous vous êtes vraisemblablement refait le cosys, vous découvrez que la forme en question est en fait une enveloppe scellée.
 
 
Liam O'Connor

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Mar 3 Mar - 17:47

Personne. Parfait. Il ne me reste qu'à aller planquer le Rossetti, et je pourrai réfléchir à la suite. Je sors de ma planque et m'étire un coup. C'est loin d'être confortable, là dessous. Ce faisant, je change d'appui. Et c'est là que le vicieux piège se referme sur moi.

Se jetant littéralement sous ma semelle, sans doute dans l'espoir de vous faire croire que j'étais distrait, un objet vient réduire à néant l'adhérence de mon pied sur le sol. Malgré mes réflexes  et mon agilité bien au dessus de la norme, je n'ai d'autre choix que de chuter. Mon cerveau s'active à mille à l'heure, et je déduis rapidement qu'il vaut mieux me réceptionner sur la partie la mieux... protégée de mon anatomie. C'est donc évidemment par choix que je m'affale, avec élégance et dignité, sur mon superbe postérieur.


-Bordel de putain de sa mère la chienne ! Putain ! Putain ça fait mal !

Malgré une douleur cuisante, je me relève rapidement et sans problèmes, époussetant mes vêtements, pas même agacé par cet incident. Je ne suis pas le genre de personne à rester prostré au sol, me massant le cul et geignant de douleur pendant dix minutes, vous vous en doutez bien. Ma future légende ne s'en remettrait pas. Donc, une fois debout dix minutes plus tard, je cherche le pernicieux coupable de ma chute. Le blanc laiteux attire rapidement mon attention. Rien n'échappe à ma vision d'aigle. Une enveloppe, donc.

-Bordel, mais depuis quand ça glisse les enveloppes ? Elle a dû être beurrée c'est pas possible.

Je constate l'absence de matière graisseuse sur l'objet. Cependant, l'objet est scellé... Bon, j'avoue que la curiosité l'emporte. D'une geste fluide et maîtrisé, je déchire le papier et en examine l'intérieur.

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Lui
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Lun 9 Mar - 17:28

Vous ouvrez l'enveloppe.

S'y trouvent des photos d'un tableau, peint par l'irlandais Flavour O’Connor. Il s'agit de son huile sur toile Joyeuse barque d’Irlandais au large de Cork réalisée en 1726.
Il est accroché sur ce que vous reconnaissez être les murs de la Fondation Louis Vuitton. Il s'agit vraisemblablement d'une exposition.

Ce tableau ne manquera pas de vous rappeler vos origines.

 
 
Liam O'Connor

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Mar 10 Mar - 2:55

C'est louche... C'est vraiment, vraiment, louche. J'ai beau y chercher toutes les bonnes intentions du monde, ça me plaît pas. Si vous le voulez bien, résumons. Un type mystérieux débarque chez moi, là où seules deux personnes savent que je vis. Il se tape un escalier raide comme la justice de vingt mètres pour venir me voir, et n'insiste pas quand je l'envoie bouler. Il laisse au pied de ce fameux escalier une enveloppe, sans explications. Et dans cette enveloppe, un tableau de valeur, irlandais de surcroît, en visite à Paris, et tout prêt à être dérobé par le plus grand voleur qu’ai connu cette ville. Je ne le nommerai pas par modestie. Comme si on m'invitait à m'en emparer... Traitez moi de méfiant si vous voulez, n'empêche, c'est louche. 

A part Ernesto et ma mère, personne d'autre ne sait où je vis. Sur les tablettes officielles, je vis toujours chez ma génitrice, et passe mon temps à voyager autour du monde. A pied, pour que personne ne vienne me demander de factures de billets d'avion. Quoi de mieux, comme planque, que le monde entier ? Et seul le prêtre connaît ma véritable occupation. Ma mère, loin d'être idiote, me soupçonne de trafiquer quelque chose, mais je suis sûr qu'elle pense à de la drogue douce, ou quelque chose du genre. C'est une mère sicilienne typique. Que je ne glande rien ne la dérange pas. Je suis son seul garçon. Si j'avais été une fille par contre... J'ai des frissons rien que d'y penser...

Bref, cette personne vient donc me voir, ou en tous cas le type vivant dans ce clocher, et lui laisse la photo d'un tableau, comme s'il savait que ça pouvait l’intéresser. Comme s'il savait qu'une voleur de grand talent vivait ici. Non vraiment, ça me plaît pas. Il est temps de mettre le Rossetti en sécurité. Pour le moment, je range l'enveloppe et son contenu dans la poche arrière de mon jean. Puis je retourne chez moi. J'y saisi le tableau, une lampe torche électrique, et revient dans le cellier, au rez-de-chaussée. Puis j'entre dans la crypte, en descendant le lugubre escalier.

La crypte est tout ce qu'il y a de plus... cryptique ? C'est sombre, humide, bas de plafond, ce dernier formé d'arc-boutants. Quatre cercueils de pierre, sobres et simples, trônent dans chaque angle. Je ne sais pas qui y sommeille et honnêtement, je m'en bat l'oreille avec un coquillard. Ce qui m'intéresse, et l'une des principales raisons du fait que cette église est mon domicile, c'est la grille au fond. Une grille qui donne accès aux catacombes de Paris. Je sors une grosse clé, ancienne, et m'ouvre l'accès aux galeries des morts. J'ai volé la clé au Padre, en ai fait un double, et lui ai rendu l'originale sans qu'il ne s'en rende compte. A la fois, il ne se rend jamais sous terre. Quel intérêt ? Il a simplement hérité de la clé avec l'église, et n'a jamais su quoi en faire. Moi, si.

Il fait un noir d'encre, là dessous, j'allume donc la lampe torche, qui éclaire mon chemin. C'est un véritable labyrinthe morbide. Partout où l'on va, les orbites vides des crânes fichés dans les murs vous observe. Bon, j’admets, c'est glauque. Mais au moins, personne ne viendra chercher ici. Je marche un quart d'heure, suivant un chemin apprit par cœur. Et non, je ne vous le répéterai pas. N'insultez pas ma grande intelligence, elle se vexe rapidement. Vous vous demandez sûrement pourquoi je ne m'y téléporte pas directement ? Et bien, bien que sublimement puissant, mon don ne me permet pas de voyager sur plus de quelques mètres. Il faut donc que je m'approche un minimum de ma destination. Destination que je dois voir, ou connaître par cœur. Afin d'éviter de me téléporter sur un objet ou une personne. Ou pire, dans un objet ou une personne. Quoique dans certains cas, être dans une personne... Hum... Excusez-moi, ça m'a échappé.

Donc, arrivé à destination, je suis dans une impasse. Un mur de ciment se dresse devant moi. Peint couleur terre, il paraît simplement être la fin de ce couloir pour le passant avide de frisson. Mais pour l’œil exercé, il est clair que ce mur est bien plus récent que le reste des parois. Simplement parce que je l'ai dressé là moi-même. Je visualise ma destination, et un instant plus tard, je suis de l'autre coté de ce mur. J'utilise la lampe torche pour chercher la batterie et...


-Aïe ! Putain ! Putain ça fait mal !

Je me cogne le petit orteil contre cette salo... saleté. Grommelant, je trouve la multiprise et pousse le bouton rouge sur "on". Reliées par des câbles à la prise, de puissantes lampes éclairent l'espace. Je me trouve dans le réel fond du corridor. Séparée par un mur de ciment de cinquante centimètres, j'y ai ainsi créé une pièce sans portes, dont je suis le seul à avoir l'accès. D'une quinzaine de mètres carrés, l'endroit est aussi sombre, froid et glauque que le reste des catacombes. Le long des murs, des porte-tableaux sont alignés. Quatre sont occupés par des toiles de plus ou moins grande renommée, protégées par des draps blancs. (1) Au milieu, une grande table, chargée de mon petit trésor de guerre. Sculptures, gravures, bijoux et objets de valeurs diverses sont entassés, il faut l'avouer dans un désordre fouillis. Il s'agit surtout d'objets destinés à être revendus. Très peu de prises, autres que les toiles de maîtres, ne m'intéressent pour autre chose que le simple fait de les dérober à leur propriétaire. Je sors la peinture du Graal de son papier kraft, et avec le plus grand soin, lui choisis un reposoir. Puis je prends un moment pour l'observer, un grand sourire satisfait aux lèvres. Ironiquement, je m'adresse aux quatre autres toiles.

-Mes amies, souhaitez la bienvenue à votre nouvelle colocataire.


Puis je la recouvre à son tour. Bien, il est temps de s'occuper de ce mystérieux individu. Un peu plus tard, je suis de retour chez moi, une bière à la main,  une clope aux lèvres, et mon téléphone dans les mains. Oui, j'ai envie de me jeter sur l'occasion, et de m'emparer de cette Barque Irlandaise. J'ai déjà une toile italienne, une française, mais pas d'irlandaise. Et si je ne me trompe pas, elle est peinte par l'un de mes homonymes en plus. Ce serait un peu boucler la boucle de mes origines par mon propre art... Mais je n'ai pas évité la prison si longtemps en étant imprudent. Mon portable dans la main, je sais ce qu'il me reste à faire. En composant le numéro, exhalant une bouffée de fumée, je prie presque intérieurement pour que ça ne réponde pas. Si ma mère décroche, je suis bon pour être pendu à mon i-phone pendant au moins une heure... Mais il faut que je sache si elle a parlé de mon loft à quelqu'un. voir, si elle sait quelque chose de cette enveloppe. Et moi qui voulait assister à la conférence de presse sur la vol du Rossetti... Juste au cas où, j'allume la télé en baissant au minimum le volume, et zappe sur les chaînes infos. On ne sait jamais, l'une d'elle la retransmettra peut-être.
Spoiler:
 

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Lui
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Lun 16 Mar - 15:55

HJ:
 

Votre mère décroche. Visiblement il y a de l'animation autour d'elle car vous entendez à peine sa voix.


Vous l'entendez marcher, vraisemblablement pour s'isoler.

Maman O'Connor a écrit:
Alloooo ?!

 
 
Liam O'Connor

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Mar 24 Mar - 4:11

Un gros bordel. Ça bourdonne furieusement autour de ma génitrice.

-Allo ? M'man ? Allo ?

Elle n'a pas l'air de m'entendre. De mon coté, je me rends bien compte qu'elle essaie sûrement de faire la même chose, mais pas moyen de comprendre une syllabe de ce qu'elle raconte. Destiné à devoir poireauter, je patiente jusqu'à ce qu'elle trouve enfin un coin plus calme.

-Alloooo ?!, l'entends-je enfin brâiller.

-Maman ? C'est Liam. Tu vas bien ?

Oui, bon, je sais. Mais vous n'avez pas de mère sicilienne, vous. Il y a tout un protocole. Si je ne prends pas de ses nouvelles en tout premier... Disons que je préférerai affronter les bestioles d'Alien VS Predator. Enfin, elle prend des miennes, et après un moment, j'entre dans le vif du sujet.

-Non, je n'ai toujours pas de copine. Bref ! Je t'appelai pour savoir si tu as donné mon adresse, ou mon téléphone à quelqu'un. Et tant qu'on y est, c'était quoi ce bordel derrière toi ?

J'allume une nouvelle cigarette avec la fin de la première. Moi sur les nerfs ? Vous le seriez aussi si vous veniez de subir un interrogatoire fouillé de vingt minutes sur les moindres détails de votre vie. Sans parler de l'importance des conséquences de sa réponse.

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Lui
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Lun 30 Mar - 21:57

Votre mère vous fait comprendre qu'elle est à un repas organisé avec une partie de la famille. Après vous avoir un peu sermonné sur votre non présence à ladite réunion de famille, elle vous affirme n'avoir pas donné votre adresse à qui que ce soit, non sans être suspicieuse.

Maman O'Connor a écrit:
Pourquoi diable donnerais-je ton adresse à quelqu'un ? Tu as des soucis ?!
 
 
Liam O'Connor

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Dim 5 Avr - 16:00

-Oui je sais, j'essaierai de venir à la prochaine réunion. En attendant, passe le bonjour à tout le monde, et dis leur que j'adore la Nouvelle-Zélande.

Sérieusement, si elle me prévient la veille, comment veut-elle que je justifie de traverser la moitié du monde en douze heures ? Mais bon, la logique des femmes m'a toujours échappée. L'important dans tout ça, c'est qu'elle n'a parlé à personne. Ne reste donc qu'Ernesto. Mon habituel sourire s'efface lentement. Mon superbe regard, toujours rieur et joyeux, s'assombrit brusquement. Vous voyez, je pensais pouvoir lui faire confiance, à ce foutu ratichon. Et maintenant, s'il s'avère qu'il l'a réellement trop bien pendue, il va falloir que je trouve rapidement solution. Et comme tout mon butin se trouver en ce moment quelque sous cette église, et que je ne pourrais le retrouver facilement qu'en passant par ici... Qu'il est impensable de l'abandonner...

Ma mère s'impatiente au téléphone, je suis silencieux depuis trop longtemps. Mon visage s'éclaire à nouveau, et mon ton jovial renaît sur le champ.


-Non, t'inquiète pas, m'man. J'ai pas d'ennuis, je voulais simplement être sûr que personne ne viendrait me chercher. Je dois y aller du coup. Oui, oui, bisous aussi. A bientôt.


Bon ça dure encore comme ça un moment. Parfois, son protocole est plus strict que celui de la royauté anglaise. Après avoir raccroché, je reste un moment sans bouger, les yeux sur mon téléphone, mais le regard dans le vide. Que faire maintenant ?

-Bon, faut déjà que je trouve ce curaillon.

Je redescends dans l'église. Je vais vérifier qu'Ernesto n'est pas rentré pendant que j'étais au téléphone. Je le chercherai dans son bureau, la chapelle, et son appartement. Je pourrai l'appeler, mais je tiens à le confronter face à face. Si je ne le trouve pas... Et bien, rien ne m'empêche de me renseigner tout de même sur la Joyeuse Barque en l'attendant. A simple titre informatif, pour satisfaire ma curiosité, évidemment. Et sur la Fondation qui l'abrite également. Ses plans, ses systèmes de sécurité, ce genre de détails basique auxquels tout le monde s'intéresse...

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Lui
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Ven 10 Avr - 14:22

Vous faîtes donc quelques recherches sur la Joyeuse barque d’Irlandais au large de Cork. Il s'agit d'une huile sur toile, qui représente la noyade forcée d'un malheureux, sous les yeux de l'Eglise...



La peinture, qui n'est pas de grande valeur (ou en tous cas pas autant que votre Rossetti), attire irrémédiablement votre attention, car vous ne parvenez pas à trouver la raison de cette mise à mort...


Quant à la Fondation Louis Vuitton, il s'agit évidemment du nouveau bâtiment, 8 Avenue du Mahatma Gandhi. La Fondation expose ce tableau qui appartient à l’Irish Coffee Museum de Tipperary.
 
 
Liam O'Connor

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Sam 11 Avr - 0:07

Aucun signe du Padre. Bon, je puiserai dans ma patience éprouvée pour attendre qu'il pointe le bout de son nez. Je navigue donc un moment sur la Toile. Rien de concret, en tous cas en accès libre, sur la structure ou la sécurité de la Fondation. Rien d'étonnant. Il y a d'autres moyens d'obtenir ces informations, mais plus tard. Je me concentre sur la peinture. Ce que je pourrai en tirer ne vaut certainement pas le risque que je prendrai à essayer de la voler. Mais comme le Rossetti, ce n'est pas un objet que je compte revendre.

Il y a quelque chose qui cloche, dans cette scène. Des types veulent en noyer un autre. Un prêtre détourner les yeux. Bon, outre le fait qu'ils sont tous au moins aussi honnêtes que leurs réputations de curetons et d'irlandais le clament, quelque chose me chiffonne. Et malgré mon supérieur intellect, il me faut bien cinq minutes pour comprendre quoi. Rien, dans la représentation, n'indique pourquoi ce pauvre gars doit boire son dernier verre d'eau. En général, sur les toiles représentant mises à mort, bûchers, et autres joyeux écartèlements, une référence, plus ou moins discrète, est toujours présente pour rappeler le méfait qui l'a conduit à son destin. Bon aujourd'hui, finir en barbecue pour avoir les cheveux roux fait rigoler, mais à l'époque, c'était un crime odieux. Alors que bon, violer une gamine de dix ans, qui ne l'avait jamais fait, hein ? Allez, une petite tape sur les doigts, et qu'on ne vous y reprenne plus, chenapan !

Mais je m'égare. Donc, aucun indice sur le crime de cet homme. Et ça m'intrigue. Il est temps de faire quelques recherches. J'enfile un blouson de cuir, dont la capuche vient se rabattre sur mon glorieux front. Pas assez pour avoir suspect, mais suffisamment pour dissimuler en partie mon si avenant visage. Avant de partir, je laisse un message sur le frigo du prêtre, dans son appartement.


-Besoin d'une nouvelle confession. Appelez quand vous êtes rentré.

Je souris devant le double sens, qui souligne l'esprit fertile de votre serviteur. Et après quelques sauts instantanés dans l'espace, me voilà sur le toit de l'église, duquel je passe à celui de l'immeuble en face, puis d'un autre, et ainsi de suite. Je marche sur les toits autant que possible. Enchaîner trop rapidement les téléportations peut avoir sur l'estomac un effet... Disons désagréable. Et encore, je m'y suis habitué. Je ne vous raconte pas à mes débuts. Le médecin familial pensait que j'étais anorexique et le faisais exprès. Bref, se déplacer sur les toits de la capitale a cet avantage que peu de gens lèvent la tête depuis la rue. Et de ce fait, peu vous remarquent. A part les quelques adeptes de Parkour qui s'y promènent, mais il faut vraiment être malchanceux pour tomber dessus plus souvent que tous les 36 du mois. De plus, c'est bien plus rapide que le bus / métro / RER... Choisissez votre enfer. Ainsi, en seulement une petite vingtaine de minutes, je me retrouve devant la bibliothèque de l'INHA. Institut National d'Histoire de l'Art.

Il est temps d'en apprendre plus sur l'histoire de ce tableau. Sur son auteur, sa vie, quand il l'a peinte, pourquoi, en quelles circonstances... Je veux découvrir pourquoi on a balancé à la flotte un type avec une ancre en guise de bouée.

// => Institut National d'Histoire de l'Art

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Liam O'Connor

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Mer 19 Aoû - 13:10

Bande Son:
 

// Lieu d'origine : Fondation Louis Vuitton //

Je suis le meilleur. Je suis le meilleur ! Sans déconner, vous ne trouvez pas que je suis le meilleur ? Grâce à un plan totalement improvisé, j'ai réussi à m'introduire dans l'une des expositions les mieux surveillées de Paris. Malgré leurs tours et leurs pièges, malgré l'armée de gardiens, malgré les Cerbères me traquant dans le parc entourant la fondation, me voilà devant chez moi, sans une égratignure, et avec mon butin sous le bras.

Après avoir atteint l'extérieur, ils m'ont en effet lâché les chiens aux fesses, ces cons. D'énormes molosses à trois têtes et cracheurs de feu. Suivis de près par leurs maîtres venus tout droit du royaume d'Hadès, armés de lampes torches à la lumière aveuglante, de kalachnikovs, cocktails molotovs, et autres objets menaçants dont le nom finit en -ov. De toute façon, les Russes sont toujours flippants. Sérieux, les méchants dans les films, ils ont plutôt un accent Russe ou Portugais ?

Bref, en sautant d'arbre en arbre, en me téléportant le moins possible, j'ai réussi à atteindre la périphérie du parc, et le toit d'un immeuble. J'évitais d'utiliser mon don, car je vous rappelle qu'il nécessite beaucoup de concentration. Dans la précipitation, j'aurai pu laisser un bout de moi-même sur mon chemin, et ça aurait été un beau gâchis. Après tout, je suis parfait. Je ne voudrais pas m'abîmer.

Bref, après m'être reposé quelques temps sur ce toit, j'ai reprit ma route. Et me voilà devant les portes de Sainte-Flamme. Le cœur gonflé de joie et de fierté. Mais c'est une situation commune, lorsqu'on est le meilleur. Je ne suis pas sûr que vous puissiez comprendre... Je profite de l'air frais du matin, et je danse presque de joie sur le chemin du retour, un morceau des Rival Sons dans les écouteurs. Le ciel commence déjà à s'éclaircir, le jour se lèvera bientôt. Comme pour le Rossetti, j'irai planquer ce tableau demain, en me levant. Enfin, tout à l'heure. Pour le moment, j'ai besoin de dormir. De recharger les batteries. Après une dernière inspiration, je monte les marches du perron, et pousse les grands battants de l'église.

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Mar 25 Aoû - 17:48

Vous pénétrez dans l'Eglise. Comme à l'habitude, le silence est roi. Votre hôte ne s'est pas encore mis à préparer son office, car la salle est déserte. Vous vous préparez à monter dans votre repère, lorsque soudain vous sentez une odeur étrange, inhabituelle, semblable à celle du souffre, et qui semble provenir de l'escalier qui mène à votre cachette secrète.
 
 
Liam O'Connor

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Jeu 27 Aoû - 13:35

Aucun signe du Padre. Il ne doit pas encore être levé. Je vais aller lui secouer les puces, à ce vieux cureton pouilleux. Il n'y a que lui qui ait pu me balancer. Si ce n'est pas le cas, ça veut dire que j'ai fait une erreur quelque part. Que j'ai laissé une piste à remonter jusque chez moi. Mais c'est impossible ! Je vais simplement aller planquer le tableau sous mon lit pour la matinée, le temps de prendre un peu de repos, puis j'irai réveiller Ernesto avant d'aller dormir, histoire d'avoir une petite conversation avec lui. J'irai bien dormir avant, mais si ce faux jeton s'éclipse encore toute la journée sans répondre à mes messages...

J'entre dans le sellier, sous mon appartement, et m'apprête à m'éclipser directement sur mon lit lorsque l'odeur me frappe. Une odeur étrange, que je n'ai jamais sentie ici jusqu'à présent. Elle me surprend tellement que je mets plusieurs secondes à reconnaître le souffre. Et ça vient tout droit de la crypte. Putain. Qu'est-ce qu'il se passe là dessous ? Je fais un aller retour éclair par mon perchoir pour y déposer le tableau. On ne sait jamais. Puis je descends à pas de loup l'escalier, avant d'entrer en silence dans le tombeau de l’Église Sainte-Flamme.

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Lun 7 Sep - 10:11

Rien à signaler, mise à part cette odeur, qui se fait de plus en plus diffuse, comme ci elle s'évaporait petit à petit...

Vous décidez d'aller vérifier le coeur de votre petit repère de pirate des oeuvres.
 
 
Liam O'Connor

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Mer 16 Sep - 18:03

   Plus discret qu'une ombre parmi les ombres, je descends l'escalier qui mène au caveau. Prêt à tout, je jette un œil furtif à l'intérieur et... rien. Personne. Mais toujours cette odeur de souffre. Elle semble venir des catacombes. Inquiétant. Je passe la grille et m'engage dans les couloirs plusieurs fois centenaires. Et glauques aussi. Surtout. J'avance à pas prudents. J'ai récupéré ma lampe torche. Obligé, sinon je n'y verrai rien. Mais je me prépare à l'éteindre au moindre rayonnement de lumière venant du fond du tunnel.

   Le plus important pour le moment est d'aller vérifier que ma planque est toujours... bah, planquée. J'avale silencieusement et rapidement la distance me séparant de mon butin.

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Dim 20 Sep - 9:59

Vous vous téléportez au coeur de votre jolie cachette, suspicieux, certes, mais plutôt confiant. Après tout, qui pourrait s'introduire dans cette salle aux 4 murs, et sans porte ?

Vous tombez de haut. Si certaines pièces sont bien présentes, vous remarquez immédiatement l'absence de certains autres éléments de votre collection, des scènes religieuses, des représentations bibliques, et surtout votre magnifique coup du Louvre, le Saint Graal de Rossetti.

En même temps, votre téléphone se met à vibrer. Vous venez de recevoir un flux d'actualité AFP France (auquel vous vous étiez abonné préalablement pour suivre les réactions à vos exploits) : la copie d'un tableau de l'irlandais Flavour O'Connor a été volé à la Fondation Louis Vuitton.
 
 
Liam O'Connor

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Lun 21 Sep - 18:38

J'avance à pas prudent jusque ma planque. Et je ne croise rien ni personne. Le mur monté par mes soins semble en bon état. Je commence à me détendre. Apparemment, personne n'est venu jusqu'ici. Ça semble logique. Personne d'autre ne connaît cet endroit. Peut-être que l'odeur étrange n'était rien de plus qu'une réaction chimique de la terre et des cadavres entassés dans ces catacombes. Par excès de zèle, direz vous, je me téléporte directement dans ma planque. Juste pour être certain que rien n'a bougé. Je cherche la batterie qui me permet d'éclairer l'endroit et...

-Aïeuh ! Mais merde, pas à chaque fois !

Je sautille sur place en me tenant le petit orteil gauche. Sans déconner, ça va quand même pas devenir une constante ! Après quelques secondes durant lesquelles ma classe naturelle en prend un sacré coup, je finis par éclairer les lieux.

-Qu'est-ce que... ?

Je reste figé d'effroi. Non seulement le Rossetti que je me suis donné tant de mal à... récupérer a disparu, mais avec lui une autre toile, plusieurs livres, des gravures, divers bijoux et objets culturels,  et même une partition. Au même moment, je reçois un message d'un flux d'actualité m'expliquant qu'une copie du tableau d'O'Connor a été dérobée à la Fondation Louis Vuiton. Une copie... Je me serai fait avoir ? Moi ? Malgré mes années d'expérience ?

-Bordel, je marmonne.

J'avance lentement vers la table centrale où repose encore un tas de pièces et d'objets précieux.

-Bordel ! Je hurle cette fois.

De rage, j'accompagne mon cri en envoyant valser la plupart des trésors amoncelés sur la table centrale. Qui ? Qui a bien pu faire ça ? Qui a pu me voler. JE suis le voleur. Le plus grand, le meilleur ! Qui a osé ?! Comment ? Comment est-ce que...

Je me rends compte en m'égratignant la main droite que je sers les poings à m'en percer la peau des paumes. Cette légère douleur me permet de retrouver un semblant de calme. J'inspire et expire profondément plusieurs fois, jusqu'à ce que je puisse à nouveau penser normalement. Navré que vous m'ayez vu dans cet état. Mais essayez de comprendre. On ne vole pas un voleur. Ça ne se fait pas, déjà, c'est très impoli, et encore plus quand il s'agit du roi des voleurs de cette ville. En plus, c'est la première fois que ça m'arrive, et ça me plaît pas du tout ! Mmmh ? Si je vais y réfléchir à deux fois avant de recommencer ? Ne dites pas de bêtises !

Bref, réfléchissons. Il doit y avoir des indices quelque part. Quelque chose pouvant me mettre sur la voie du « qui », du « comment », et du « pourquoi ». Je commence donc à ranger ma planque tout en la fouillant consciencieusement. La première chose que je remarque est que chaque objet manquant a une connotation religieuse, de près ou de loin. Ça, en plus de la lettre arrivée chez moi, où seules deux personnes savent que je vis, et qui m'a envoyé sur une diversion trop alléchante pour que je l'ignore... Tout semble indiquer ce putain de cureton ! Mais ne tirons pas de conclusions hâtives. Je m'occuperai du cas de cet enfoiré éventuellement innocent plus tard.

Pour l'instant, je continue de fouiller mon antre à la recherche du moindre indice qui pourrait me guider vers une personne, sa motivation, ou le moyen qu'elle a utilisé pour pénétrer ma planque. Un sourire carnassier sur les lèvres, j'ai retrouvé tout mon sang-froid.

-Je ne sais pas qui tu es, je murmure. Mais si tu veux jouer, on va jouer. Et c'est à moi de lancer les dés...

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