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 Résidence - Appartement de Randir Singh (Paris)

 
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Le Créateur
Admin
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Dim 24 Jan - 14:52

Situé littéralement au-dessus des Arènes de Lutéce, un appartement où jaillissent les rayons du soleil...quand il y en a !

 
 
Randir Singh

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Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune:
Allégeance: Inconnue

Jeu 30 Juin - 9:41

/Bureau 106, Musée du Louvre (Paris) /

Confiné, comme installé dans un sarcophage Florence Knoll dont le cuir souple épousait à la perfection la silhouette charpentée de l'aventurier au teint sucre brun. Celui-ci tentait de remettre de l'ordre dans ses idées. Pour cela il s'adonnait à un rituel vieux du premier jour de son emménagement dans la résidence prêtée par le musée.

Vestige de l'architecture Haussmann, l'appartement avait été méticuleusement rénové si bien que son locataire s'était persuadé que les dessins des frises de plâtres accrochées au plafond dataient de l'époque du baron. Peut être même celui-ci était il présent lors des travaux, supervisant le travail des ces artisans hors pairs du règne de Napoléon III, communiquant par de simples regards et hochements de têtes entendus? Le concepteur et les mains d'orfèvre devaient travailler dans une parfaite entente, partageant le plaisir du travail bien fait. Rare de nos jours où chaque employé voyait midi à sa porte. Pour le pleutre cette porte était à quelques minutes de métro et portait le numéro 106.

Randir surfait sur les vagues des rainures blanches. Il était tantôt alpiniste gravissant un pic enneigé, tantôt une fourmi s'invitant dans une coupe de glace débordante de chantilly. Une escapade régressive au stade de l'enfance où les images et les sons de la journée étaient réemployés dans des aventures imaginaires délirantes. Il n'était pas rare de croiser une rame de métro au sommet d'une montagne enneigée ni de devoir combattre seul une tribu de barbares métissés avant de franchir un fossé nauséabond et de demander son chemin à un vieux sorcier assis en tailleur et portant des lambeaux de tissus, un breuvage magique à la main.

L'employé du mois avait posé la lettre sur son ventre et son téléphone portable au dessus. Sur le chemin du retour il avait décidé d'ouvrir la lettre en présence d'Emilie. Après tout, il fallait bien rentabiliser l'achat du smartphone qui paraît-il permetait les visioconférences. Cette fois-ci Emilie trouverait peut être le temps d'essayer avec lui cette fonction... Mais à ce moment précis Randir hésitait, ne sachant pas de quoi le contenu de la lettre était fait. Avait-il le droit d'infliger cela à son ex?

Randir composa le numéro de téléphone qu'il connaissait par cœur sans même se souvenir que la technologie permettait de se libérer de cet exercice de mémoire.  Mais encore fallait-il penser à créer les entrées nécessaires dans le répertoire...


- Votre correspondant est occupé, vous pouvez lui laisser un message...

Il raccrocha. La belle ne s'était pas donnée la peine d'enregistrer son message de répondeur au grand désespoir de Randir qui aurait aimé entendre le son de sa voix même appauvrie par les fréquences privilégiées pour les communications téléphoniques.

De rage, Randir fit voler le téléphone dans la pièce avant de se redresser puis de se lever du canapé sur lequel il déposa la lettre. La table de la salle à manger avait fait office de piste d'atterrissage.


*Tiens donc, il suffirait d'y faire imprimer une pomme croquée et le moindre morceau de contreplaqué à 4 pieds se vendrait 8 fois son prix. Ce serait là une belle opportunité Randir. Tu vas en avoir besoin.*

Il trouva le téléphone plus esthétique qu'avant son décollage. On aurait dit que son ami Gérard Brand y avait réalisé une mosaïque en verre du plus bel effet. Assis sur un siège de la tour de contrôle, le yeux de Randir se posèrent sur l'enveloppe qui semblait envoyer des signaux de détresse depuis l'autre bout de la pièce.

*Stop! Grandis un peu.*

Il se leva, attrapa l'ouvre-lettre posé sur la commode de l'entrée et se saisit du courrier qu'il ouvrit énergiquement.

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Aghora - Jivatma
 
 
Lui
Maître du Jeu
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Mer 6 Juil - 0:53

Après quelques hésitations, vous ouvrez donc la lettre, laissant de côté cet entretien d'embauche incongru que vous venez de faire passer.

L'enveloppe s'ouvre sans problème, et vous dépliez un papier donc la texture et la couleur évoquent un document plutôt vieux, sans pour autant être ancestral. De manière un peu étonnante, et sans que vous puissiez déterminer s'il s'agit de votre subconscient ou non, vous avez l'impression que la lettre délivre le doux parfum de jasmin que votre mère avait l'habitude de porter.



 Marseille, le 18 juin 1984.

 




 
Mon Cher Randir,

 
Lorsque j’étais adolescente, je me suis découvert une capacité étonnante, celle te pouvoir pénétrer dans les rêves des gens. Après avoir réprimé cette capacité que j’assimilais à de mauvais cauchemars, j’ai compris grâce à l’aide d’une communauté d’amis que j’étais ce qu’on appelle une Alteri, une créature ayant reçu du ciel un Don unique, et ayant à charge une mission de protection de celui-ci et du savoir ancestral des Alteri.

 
Mon petit Randir, j’ai aimé ton père comme aucun autre, ça tu peux en être certain, mais notre relation à lui et moi n’a pas été la raison de notre départ d’Inde. Il n’a été qu’un arrangement pour que je puisse quitter mon pays natal, et trouver le véritable destin qui devait guider mon existence : aider les miens. J’ai rencontré Magi l’été avant mon mariage, qui m’a mise en contact avec une organisation de personnes ayant des Dons similaires aux miens. Ils m’ont donné la chance de pouvoir exprimer mon Don du ciel au grand jour, en vivant au sein de leur communauté. Il fallait toutefois que je trouve comment quitter l’Inde et quitter ma famille.     Avoir une relation avec un Sikh était un prétexte idéal, et c’est en fréquentant le temple de Maharashtra que j’ai rencontré ton père. Quelques mois plus tard tu naissais, toi, ce petit cadeau du ciel. J’espère trouver un jour la force d’avouer à ton père qui je suis réellement, et dans quelles conditions je l’ai fréquenté, avant que naisse notre amour véritable. Néanmoins pour vous protéger lui et toi je dois rester vigilante et discrète.

 
A l’heure où j’écris ces mots, Randir, tu n’as que deux ans, et nous venons d’emménager à Marseille. Tu te fais à ta nouvelle vie, et je suis chaque jour plus heureuse d’assister à ton émerveillement face à la vie. Tu es un petit garçon pétillant et je chéris l’espoir que peut-être, toi aussi, tu seras un Alteri. Je participe de mon côté aux tâches que me confient mes semblables, dans l’intérêt de la communauté. Ceux-là m’ont toutefois prévenu que certaines personnes nous veulent du mal, à nous les Alteris. C’est pourquoi je t’écris cette lettre, au cas où il m’arriverait malheur. Je la confierai à Margi qui aura à charge de te la transmettre si cela est nécessaire. Aie confiance en elle, car elle est, en plus d’une collègue fidèle, une amie dévouée.

 
Ta maman qui t’aime fort. 
 
 
Randir Singh

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Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune:
Allégeance: Inconnue

Lun 22 Aoû - 10:24

La lettre s'ouvrit facilement, la colle qui la maintenait scellée ayant accompli ses années de loyaux services avait perdu de son efficacité. Mais cela n'était qu'un détail renforçant un sentiment inexplicable. Était-ce le papier à lettre, l'encre, l'écriture ou encore cet étrange parfum? Aucune preuve tangible sauf une impression. C'était bien sa mère qui avait écrit cette lettre, Randir n'en avait aucun doute.

Il s'attendait à un tourbillon d'émotions lorsque ses yeux se posèrent sur les premiers mots. Mais la tempête émotionnelle prit davantage la forme de vagues. Trois lectures, trois vagues.

La première fût douce. Elle berça l'enfant Randir en lui mouillant le visage de larmes chaudes. Cette lecture était un cadeau du destin, un moment qu'il savait unique dans sa vie d'adulte celui des retrouvailles éphémères d'un fils avec sa maman.

La seconde vague se révéla la plus violente et le secoua davantage. Après son passage il se retrouva détrempé de sueurs froides. Sa mère se savait donc menacée? Mais par qui au juste? Ses parents lui avaient menti, pourquoi?!  Pourquoi son père ne lui avait jamais parlé de ces histoires de Dons, d'Alteris? Il avait plus de 30 piges, merde!

A la troisième lecture, rien de visible ne se manifesta sur le corps de Randir. Perdu au large il ne perçu pas la lame de fond qui pourtant finirait par tout ravager sur son passage. Pour l'heure le lecteur était redevenu lui même. Posé, réfléchi. Bien sûr sa déception était palpable mais ses sentiments les plus forts, il les enferma à double tour dans l'une des mille et une malles de son inconscient.

Il saisit le téléphone étoilé, pressa pour la première fois ce qu'Emilie lui avait vendu comme la "touche magique" et attendu le court signal sonore.


- Appel Papa.


Il savait qu'il ferait de la peine à son père bien aimé en traitant sa mère de cinglée. Mais il lui devait quelques explications.

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Aghora - Jivatma
 
 
Lui
Maître du Jeu
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Mar 6 Sep - 17:14

Bip... Bip... Bip... Répondeur.

Désolé de gâcher ce moment de symbiose père-fils, mais le géniteur est tout bonnement occupé.

Votre regard se pose alors sur la carte de visite que Margi - qui vous a remis l'enveloppe - vous a délivré. Vous y lisez son numéro de téléphone, et son adresse...
 
 
Randir Singh

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Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune:
Allégeance: Inconnue

Mar 13 Sep - 10:21

Les longues notes de la tonalité résonnaient à l'oreille de Randir. Il en profita pour tenter de mettre de l'ordre dans ses idées. De quels mots allait-il user afin de ne pas se montrer trop rude? Il ne s'agissait pas d'accabler l'aîné, celui-ci avait simplement cherché à le préserver. Encore une preuve que son père était "une bonne maman" comme avait un jour plaisanté son institutrice.

La pulsation des bips continuait.

Quelque chose clochait. Sa mère dans sa folie, se sentait menacée. Nul doute que le déracinement avait facilité sa décompensation: les insultes et menaces à l'encontre des étrangers étaient et demeuraient quotidiennes sur le territoire. Bien plus rare en revanche étaient les passages à l'acte allant jusqu'au meurtre. L'assassinant de sa mère avait été un fait divers relayé pendant un moment par la presse nationale.  Celle-ci aurait dû se délecter d'une telle histoire: une malade mentale qui se prend pour une sorcière et pense être menacée par des inquisiteurs des temps modernes est effectivement prise pour cible. Des titres accrocheurs : Le bûcher de la haine, La chasse à la sorcière basanée etc.
Étrange coïncidence, ou coup du sort?

Répondeur.



Papa-ji, c'est moi Randir... Je... Essaye de me rappeler, quand tu as un moment. C'est important.


Randir allait retrouver le canapé quand il repensa au mauvais tour qu'il avait joué au jeune premier dans l'après-midi. Il partirait en Inde le lendemain coûte que coûte, payé par le musée ou pas, accompagné ou non. Sa valise était pratiquement prête, les anti-palus commandés sur internet reçus récemment en même temps qu’un dictionnaire Anglais/Hindi malgré ses progrès remarquables dans l’apprentissage de la langue confirmés par sa compréhension grandissante des films Bollywood, l’ouvrage ne serait pas de trop. Ses vaccins étaient à jour, 500 euros en liquide rangés dans une poche ventrale en compagnie de son passeport. Il s’agissait de repasser quelques chemises et pantalons de lin et il serait paré au décollage.
Randir voulu ranger la lettre de sa mère dans le secrétaire lorsqu’il aperçut la carte remise par Margi. Un numéro de téléphone et une adresse. Un seul tête à tête avec le La 440hz du téléphone lui avait suffi pour la soirée. Il était tôt et il connaissait le quartier où se situait le domicile de la messagère. Le fer à repasser attendrait. Il enfila sa veste, sortit et s’engouffra dans la première bouche de métro.


//Appartement de Margi

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Aghora - Jivatma


Dernière édition par Randir Singh le Mar 13 Sep - 20:00, édité 1 fois
 
 
Lui
Maître du Jeu
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Mar 13 Sep - 16:13

Vous décidez donc d'aller rencontrer la mystérieuse femme qui vous a transmis la lettre.

HJ:
 
 
 
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