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 Appartement de Margie (Paris)

 
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Jeu 29 Sep - 14:11

Un appartement hautement sécurisé, dissimulé en plein cœur du VII arrondissement de Paris.

 
 
Randir Singh

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Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune:
Allégeance: Inconnue

Ven 21 Oct - 10:00

//Appartement de Randir Singh

En sortant de chez lui, Randit fût frappé par la clarté du ciel parisien. La masse grise cotonneuse s'était délitée pour ne laisser que quelques touffes éparses de nuages colorés par le soleil déjà bas en cette fin de journée. Randir jugea l'occasion suffisamment rare pour ne pas en profiter et décida de se rendre chez Margie à pieds. Les quarante minutes de marche ne lui en parurent qu'une petite quinzaine hypnotisé tout du long par les reflets lumineux sur la Seine. Au bout d'un moment il remarqua que les péniches restaurant étaient illuminées et que les derniers rayons de soleil venaient de disparaître derrière le Musée national de la Marine. Randir mit un moment avec de trouver l'appartement camouflé dans un dédale de rues à deux pas des Invalides. La messagère n'avait pas jugé utile d'indiquer le numéro de la rue. Randir s'apprêtait à lui téléphoner quand ses yeux furent attirés de l'autre côté de la chaussée par le haut d'une grille en fer forgé. Il traversa et descendit les quelques marches depuis le trottoir jusqu'au seuil de la herse. Il y avait derrière elle un homme en costume, immobile, les mains jointes en cache-sexe. Il se tourna vers Randir qui découvrit alors qu'un câble spiralé blanc partait du col jusqu'à l'oreille du garde.

- Monsieur?

- Bonjour...

Randir tenta de jeter un œil plus loin derrière les barreaux mais la carrure du malabar l'en empêchait. Il reprit avec la voix mal assurée d'un enfant qui s'adresse à un adulte inconnu.

- Suis-je bien chez Margie?
- Qui la demande?
- Mr Sin... Randir. Je suis un ami de longue date.
- Un moment je vous prie.

*Poli pour un type de la sécu'.*

Randir ne réaliserait qu'en repartant que le plus surprenant n'était pas l'attitude du bonhomme mais sa simple présence en cet endroit.

Le garde se détourna de Randir et ne bougea plus. Quelques secondes après il prononça simplement.

- Oui c'est cela. Très bien.

Sa main plongea alors dans la poche intérieure de sa veste. Clic-Cloc. La grille venait de se déverrouiller. L'homme ouvrit et invita Randir à entrer d'un geste de la main puis verrouilla la porte derrière lui.

- Suivez-moi je vous prie.

Randir aperçu la caméra de surveillance braquée sur la grille et suivit le garde dans un couloir court et étroit jusqu'à une nouvelle porte blindée. Le garde tapa un code et ouvrit la porte.

- Je vous en prie.

Le garde resta dans le couloir et referma derrière Randir. Celui-ci avança dans la magnifique cour intérieur avec en son centre une fontaine circulaire qui devait être vieille de plusieurs siècles. Derrière le rideau d'eau, on pouvait apercevoir une nouvelle porte avec un nouveau garde. Randir s'approcha.

- Monsieur Singh, Margie vous attend.

Le second garde passa son doigt à l'endroit d'un digicode. Clac-Clounk.

- Bienvenu.

Randir entra et attendit dans le hall d'entrée. Un sitar résonnait et Randir ne sut dire si le son émanait d'un chaîne hifi ou si quelqu'un en jouait dans l'une des pièces de l'appartement. Il entendit ensuite les ronronnements d'un gros matou blanc et noir qui l'accueillait en se dandinant entre ses jambes.

- Margie?

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Aghora - Jivatma


Dernière édition par Randir Singh le Lun 31 Oct - 9:22, édité 1 fois
 
 
Lui
Maître du Jeu
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Dim 23 Oct - 18:39

BO de l'entrée dans l'appartement sécurisé:
 

Vous entendez une voix prononcer votre nom, et vous invitant à pénétrer au salon. Le chat vous indique le chemin, et vous pénétrez dans une grande pièce à la décoration très orientale. Le marbre a été recouvert de tapis, et il se dégage une odeur d'épices qui vous semble familière. Là, assise dans un fauteuil, Margie est en train de regarder la télévision, tout en faisant des mots croisés sur un Ipad. Après cette entrée haut en couleur, le caractère plus que banal de l'occupation de votre hôte vous ramène un peu sur terre.

Son chat vient se lover sur ses genoux et elle le chatouiller sous le menton, tandis qu'il se met à ronronner.

Elle vous invite à vous assoir sur un siège en face, et réduit le son de la télévision - encore ce flash sur le vol des tableaux au Louvres.

Margie a écrit:
Que me vaux votre visite, cher jeune homme ? Je vous sers un Tchaï, ou peut-être préférez-vous du lassi ?

Elle a l'air très maternelle avec vous, vous le ressentez dans son regard et ses manières douces à votre égard.
 
 
Randir Singh

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Dossier de renseignement
Nationalité: France France
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Allégeance: Inconnue

Lun 31 Oct - 9:13

Randir entendit qu'on prononça son nom. Il hésita sur la direction à emprunter pour finalement faire confiance à son hôte et suivre les quatre pattes qui s'en allaient droit devant. La musique s'éloigna pour faire place au son d'une télévision. Randir n'échappa pas à la déformation professionnelle et se fit la remarque d'un "crossfade" sonore particulièrement esthétique. En entrant dans la pièce, son attention étant portée sur le son, il découvrit d'abord l'écran qui affichait les images d'un lieu qui avait fini par lui devenir familier: l’extérieur du Louvre. Une journaliste se tenait devant la pyramide.
"Le mystère reste total sur les circonstances de la disparition du tableau bien que les enquêteurs penchent..."
La voix de la jeune femme se fît plus lointaine. C'est alors que Randir aperçut une télécommande tenue dans les airs par une main à la peau brune elle même raccordée à un bras fin qui se perdait derrière l'assise d'un fauteuil en rotin d'où dépassait une épaisse chevelure noire. Le guide au poil ras bondit sur l'accoudoir où il fût accueillit par de tendres caresses. Randir avança. Il découvrit une épaule recouverte d'un tissu coloré puis la seconde main délicate en même temps que la tablette qu'elle tenait. L'appareil affichait un jeu de mots de croisés. L'odeur d'épices, la tapisserie, les ronronnements du félin... En cet instant Randir oublia jusqu'à l'objet de sa visite. Il se sentait bien. Il s'immobilisa afin de profiter de l'instant.

- Que me vaux votre visite, cher jeune homme ? Je vous sers un Tchaï, ou peut-être préférez-vous du lassi ?

Sur un nuage, plongé dans la grille, Randir n'entendit que les mots Tchaï et Lassi qui entraient en résonance avec l'une des définitions proposées.


- Non c'est au pluriel, je pense davantage à Sakés. Le -é en commun avec "biffé" verticalement en 5, "récupéré", vous ne pensez pas?.

Sans même s'en rendre compte Randir était rentré dans le jeu de Margie en employant le vouvoiement.

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Aghora - Jivatma
 
 
Lui
Maître du Jeu
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Dim 6 Nov - 21:56

Elle lève un sourcil complice, vous dévisageant un peu. Vous sentez un trouble dans son regard, malgré ses manières maternelles.

Elle écrit "Sakés" sur son damier de mots.

Margie a écrit:
Bien joué. Vous êtes doué Monsieur ...?

Vous constatez qu'elle cherche votre prénom ou nom de famille...
 
 
Randir Singh

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Mer 9 Nov - 18:43

Le visage de Margie était apparu de derrière le fauteuil ce qui eut pour effet d'éveiller en Randir la réminiscence d'un ressenti agréable. Il ne parvenait pas à l'associer à un souvenir précis mais davantage à une impression positive, à quelque chose de réconfortant. Sa moustache se releva furtivement lorsqu'il esquissa ce qui ressemblait le plus à un sourire de sa part. Puis son visage reprit sa forme habituelle: sourcils froncés, bouche camouflée derrière la barrière de poils, l'air grave. Il était toujours difficile pour autrui de déceler l'état d'esprit de Randir. Il semblait constamment pensif, l'esprit tourmenté par des choses capitales, constamment à la frange du tourment. Il n'en était souvent rien mais il paraissait comme cela, et même les jours avec. Margie qui connaissait bien l'enfant qu'il était, faisait partie de ces rares personnes à pouvoir déceler chez lui l'avec du sans. C'était un jour sans. Cela devait être la raison pour laquelle l'indienne semblait vouloir continuer l'amusement. Elle interpréta alors l'amnésie avec brio lorsqu'elle feignit d'oublier son nom. Mais Randir n'était plus enclin au jeu. Cependant, il trouva ses talents de comédienne remarquables.
Il demeura silencieux et passa à proximité de la femme, pour aller s'asseoir dans l'élément vacant de la couple de fauteuils en osier. Il posa ses coudes sur ces genoux. Il regardait au loin en direction du sol sans prononcer un mot, sans même cligner des yeux. Les ronronnements du chat dans la pièce prenaient une dimension surréaliste. Lorsqu'il se décida enfin à parler il le fit en regardant subitement Margie dans les yeux.


- Je prendrais bien de l'eau pétillante, si tu as.  

Le chat bondit des genoux de sa maîtresse et s'enfuit vers le hall d'entrée.

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Aghora - Jivatma
 
 
Lui
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Jeu 10 Nov - 20:14

Le ton très cordial et poli, son attitude maternelle à votre égard, qui est en fait une émanation de sa personnalité, et qui ne vous est pas spécialement destinée s'assombrissent. Elle vous scrute, littéralement, alors que vous prenez place en face d'elle. Vous percevez une lueur de crainte, un bref instant, sur son visage.

Elle semble prête à dire quelque chose, puis se ravise.

Margie a écrit:
Une eau pétillante, je dois avoir ça oui.

Elle se lève lentement puis disparaît derrière un grand bar qui ferme la pièce derrière vous. Vous entendez le bruit d'un verre, une bouteille qui s'ouvre, puis un liquide qu'on verse.

Elle revient vers vous, un verre d'eau pétillante dans une main, l'autre dissimulée dans la poche de son vêtement indien, puis elle reprend place dans son fauteuil, et pose le verre en face de vous.

Margie a écrit:
Voici. Peut-être allez vous maintenant m'indiquer le sens de votre visite ? Je suppose que vous n'êtes pas un porte à porte d'aide aux mots-croisés.

Elle a l'air plus relaxée, ou alors elle sait jouer des masques.
 
 
Randir Singh

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Mer 14 Déc - 11:10

*Qu'est-ce qui lui prend?*

Randir fût troublé par le comportement de Margie. Bien qu'il n'avait d'elle qu'un souvenir vieux de plus de deux décennies construit à partir des yeux d'un enfant, leurs brèves retrouvailles dans les murs du Louvre semblait coïncider avec les quelques réminiscences. Ce n'était plus le cas à présent. Randir réalisa qu'il avait en face de lui une parfaite inconnue. L'indienne avait dû tomber tout à fait par hasard sur la lettre en triant de vieux papiers et avait dû être piquée de curiosité en cherchant à découvrir ce qu'était devenu le petit garçon de cette vieille amie timbrée disparue tragiquement il y a maintenant belle lurette. 

Il se saisit du verre de limonade en accompagnant le geste d'un léger hochement de tête et le but d'une traite. Il n'obtiendrait rien de la vieille, il en était presque convaincu. Après tout, sa propre démarche, celle de s'être rendu en ce lieu, n'était-elle pas du même acabit? Savoir si sa mère était folle ou pire, fanatique ne changerait rien. N'était t'il pas plutôt venu dans l'espoir ridicule de trouver une mère d'adoption? Une mère que l'on peut accabler de reproches, une mère à qui l'on peut hurler sa peine, une mère qui finira de toute façon par vous prendre dans ses bras.


Il dévisagea Margie et parla lentement.


- Margie, quel était le don que pensait détenir ton amie Sunju Singh?

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Aghora - Jivatma
 
 
Lui
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Ven 23 Déc - 8:44

- Margie, quel était le don que pensait détenir ton amie Sunju Singh?

Vos mots font l'effet d'une décharge électrique à Margie.

Margie a écrit:
Je ne sais pas qui vous êtes, et je ne sais pas qui est cette Sunju Singh. Espèce de saloperie de raculre. Vous venez me chasser jusque dans mon foyer. J'enverrai votre tête à de Vevey, sur un plateau traditionnel.

Elle vous jette alors le verre d'eau gazeuse au visage, et se précipite vers une petite commode disposée à côté de son siège. Vous apercevez dans son autre main, celle qui était dissimulée dans sa poche, une télécommande qui clignote en rouge.

Vous entendez du mouvement dans les escaliers : visiblement, elle a appelé son service de sécurité.

Vous avez quelques secondes pour réagir, avant qu'elle ne sorte du tiroir du petit meuble un revolver.

 
 
Randir Singh

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Dim 1 Jan - 17:28

- Je ne sais pas qui vous êtes, et je ne sais pas qui est cette Sunju Singh. Espèce de saloperie de raculre. Vous venez me chasser jusque dans mon foyer. J'enverrai votre tête à de Vevey, sur un plateau traditionnel.

La douce Margie se métamorphosa en une fraction de seconde. Le visage vira au rubicond, les veines du front saillirent et les yeux manquèrent de sortir de leurs orbites. Les bras de Randir n'eurent même pas le temps de lui en tomber car à peine son interlocutrice eût craché ces quelques phrases qu'elle aspergea son hôte d'eau pétillante. Une douche qui se révélera salvatrice pour ce dernier car elle accéléra sa mise en éveil.

Randir se redressa d'un bond et manqua de trébucher, le matou étant revenu se lover entre ses jambes.

Tout se passa très vite.

L'hystérique s'était levée et s'était précipitée vers une petite commode, elle tenait une télécommande qui papillotait en rouge comme un sapin de Noël, les bruits de pas lourds et rapides dans l'escalier et du tiroir du petit meuble apparût une crosse de revolver. - Miaou? Le réflexe du condamné à mort ne fût pas de lever les bras. Il avait presque hâte que les gorilles débarquent car seul, il savait qu'il ne serait pas en mesure de raisonner l'indienne qui avait probablement avalé les mêmes couleuvres au LSD que sa mère.

Un souvenir de son enfance au stade Charpentier où malgré ses talents limités au football, les coéquipiers à l'unisson l'avaient désigné pour se charger de frapper les tirs au buts contre les benjamins d'Endoume. Il avait fait perdre son équipe ce jour là. Tout au long du match, Gabriel Loire, le gardien d'Endoume, s'était montré créatif en railleries à l'encontre de Randir, suivant le modèle du livre "ta mère" qui venait alors d'être publié. Randir n'était pas un enfant prompt à l'incartade et pourtant le fils à papa Loire paya cher sa sottise. Lorsqu'il fût face aux cages, Randir ne visa pas la lucarne mais le visage du brocardeur. Le tir comme d'habitude était parfait mais c'est l'imbécile qui plongea et le premier but fût ainsi marqué. La seconde fois fût la bonne, Gabriel Loire resta bien immobile, ses magnifiques gants de cuir blanc tout neufs tentèrent de parer mais furent emportés par la puissance du ballon. *1 partout maderchod*. Saignements abondants, hurlements de douleur, gants plus rouges que blanc sur le viage, pinpon pinpon, c'en fût fini du football pour Randir.

Celui-ci revoyait aujourd'hui le visage rond de Gabriel Loire...qui portait un sari. L'image était réelle et franchement loufoque. Randir sourit.

- Désolé Ronron.

Randir pivota de 90° le pied gauche cloué au sol. Il frappa du droit aussi fort qu'il put dans le malheureux minet.

...:
 

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Aghora - Jivatma
 
 
Lui
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Lun 13 Fév - 16:28

But !
Dans un grognement typiquement miaouesque, notre ami félidé s’en va rejoindre la figure de Margie l’excitée, toutes griffes dehors. L’atterrissage est brutal. Un coup de feu est tiré. Bang ! Heureusement, ni Ronron ni vous même n’êtes touchés : la balle ricoche contre un gong de bronze massif accroché au mur derrière vous, et termine sa course dans le carreau, laissant un impact significatif.

Votre diversion est une réussite telle que Gabriel Loire aurait lui-même applaudi votre élan d’ingéniosité s’il y avait assisté.

Vous avez gagné quelques précieuses secondes. Maintenant, il va falloir fuir. L’entrée du salon, de par laquelle les gardes à la Men In Black que vous avez aperçu risquent d’arriver, la porte de derrière, dont vous savez qu’elle mène à la cuisine, et c’est à peu près tout, ou la fenêtre, qui avec un peu de chance donnera sur une gouttière vous offrant une prise pour grimper sur les toits parisiens ?
 
 
Randir Singh

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Nationalité: France France
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Allégeance: Inconnue

Mar 28 Fév - 9:58

Paf! Miarghhhouuuu! Pan! Donnnnnnnnnnnnnng...
Son plan avait fonctionné. La balle de poils s'était écrasée violemment contre le filet de veines saillantes apparu quelques secondes auparavant sur le visage de Margie.
L'origine de la détonation ne pouvait être que le pétard brandit par la vieille. La note de musique certainement provoquée par la balle étant venue percuter l'un des nombreux bibelots en métal de la pièce. La fréquence assourdissante semblait suspendue dans les airs. Elle vint recouvrir les hurlements conjugués du projectile et de la cible, pantins muets frénétiques, rendant la scène encore plus irréaliste que ce qu'elle était déjà.
Randir n'avait pas le temps de penser, il devait agir et vite. Ses yeux délaissèrent la danse colorée du sari et la première chose qu'ils rencontrèrent fût la fenêtre d'en face, par chance grande ouverte.
Il se précipita alors, bondit et s'immobilisa. Accroupi sur la balustrade, les deux mains contre le crépis extérieur, il découvrit non sans surprise que le jardin se trouvait à une trentaine de mètres en dessous. Il n'avait pourtant emprunter ni escaliers ni ascenseur mais il était entré par le nord et la fenêtre donnait sur le sud. Quand au sceptiques du mauvais sort, les événements de la journée servaient de bons arguments. Son élan ne lui permit pas de maintenir son équilibre. Il chuta vers l'avant. Dans un reflex de survie, il se contorsionna, réussissant à faire pivoter son corps sur la droite mais pas suffisamment pour rattraper le bord de la fenêtre. Au lieu de ça sa main droite trouva comme prise une solide gouttière en cuivre. Tout son corps se plaqua alors contre elle. Il aurait aimé se laisser glisser mais il se dit que si le jardin faisait partie de la propriété de l'indienne, il serait fait comme un rat. Il choisit donc la seconde option et entama son ascension périlleuse vers la toit, à quelques mètres au dessus de lui.

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Aghora - Jivatma
 
 
Lui
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Ven 10 Mar - 19:55

Acrobate, l'Indien.

Plus agile que Ronron le chat de Margie, vous parvenez à vous hisser sur le toit de la propriété. Vous entendez des cris plus bas, les gardes de Margie essayent de vous suivre. Mais vous n'avez guère de soucis à vous faire : Paris est une ville ratatinée sur elle-même, et les immeubles sont si proches les uns des autres que vous n'aurez guère de mal à vous échapper.

Vous vous élancez vers le toit adjacent, mais alors que vous vous préparez à sauter le demi-mètre qui sépare les deux structures, l'impensable survient : face à vous, un brouillard sombre, surnaturel, se forme. Et en une fraction de second, une silhouette apparaît au milieu. Dans un bruit semblable à un gros "plop", elle se matérialiste tout entière. Il s'agit d'une femme coiffée d'une queue de cheval, vêtue d'une tenue de sport sombre, et munie de gants. Elle tente de vous bloquer, se tenant proche du vide.

Vous allez devoir accuser le choc de cette apparition soudaine, mais aussi parvenir à vous échapper une seconde fois. Vous êtes déterminé, et même plein de rage : bordel de noix, d'où cette grand-mère a oublié votre prénom ? D'où cette personne apparaît-elle comme cela de nulle part ? Et surtout qui est cet Arthur de Vevey, dont elle pensait que vous étiez l'envoyé ?!

 
 
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Appartement de Margie (Paris)

  
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